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Da Slimane : un homme d’exception passionné par l’agriculture

27Da Slimane OUSSAIDANI fait partie du panel des oléiculteurs de l’Observatoire National des Filières Agricoles et Agroalimentaires, agriculteur de la Wilaya de Tizi ouzou, son exploitation s’étend sur une superficie de 18 hectares, orientée principalement vers les cultures maraichères, la céréaliculture et l’oléiculture.

Fait le 05/02/2018

Pour Slimane, devenir agriculteur était une évidence ! Il aime côtoyer la nature et travailler cette terre nourricière. Il exerçait son métier avec rigueur et passion. Ancien moudjahid,  après l’Independence, il a repris les terres familiales dans son village natal et a loué d’autres terres aussi pour subvenir et nourrir les siens. Pour les ambitions qu’il avait, ces terres ne lui suffisaient pas, et avec l’avènement de la révolution agraire en 1971, Monsieur OUSSIDANI a pu bénéficier  de 18 hectares au niveau de la commune de Tizi ouzou plus précisément à Oued Falli.

 

Amoureux du monde rural et de la nature, OUSSAIDANI  est heureux de vivre dans ses terres  et au  milieu de ses vergers qu’il cultive avec passion dans l’espoir de transmettre cet amour de la terre à ses enfants qui, dès à présent, commencent à s’intéresser à  ce trésor inépuisable.  : «Il est important que tout agriculteur veillera à ce que ses enfants soient présents lors des différents stades de la mise en place de la culture : de la préparation du sol, aux entretiens et puis par la suite lors de la récolte qui est l’étape où les efforts seront récompensés. Ceci créera certainement un lien entre la terre, la plante et cet   enfant qui à coup sûr apprendra à manipuler cette terre  et prendra soin de ces cultures qui seront sa manière de subvenir à ses besoins »  

L’olive pour lui n’est plus un secret et il prend énormément du plaisir à produire une huile tout en combinant plusieurs variétés  et en jouant sur différentes dates de récolte. Il apprécie à la fin cette huile dorée, la verte avec  du fruitée …et puis il veille à bien conserver cette huile comme ça a toujours été fait par nos ancêtres à l’abri de la lumière et de l’air. Il défit  quiconque quant à la qualité de son huile et il espère, un jour,  voir naître un laboratoire d’analyse d’huile d’olive près de sa région natale pour qu’enfin le prix sera déterminé par la qualité « il est inadmissible que toutes les huiles aient le même prix sur le marché, ceci n’est guère en faveur de la qualité » déclare-t-il. 

Contrairement à la majorité des agriculteurs qui se plaignent souvent de la rareté des productions et contrairement aussi à ceux qui vous empêchent carrément d’accéder à  leur terre, Da Slimane vous accueille à bras ouverts,  fière de ses arbres courbés par la charge importante des  olives brillantes sous un soleil doux et clément à l’image des habitants de ces régions qui la terre, l’olivier font partie de leur fondement :  « la terre en Kabylie a été toujours la fierté de la population et l’homme est jugé selon la manière dont il travaille sa terre. A la fin, le fruit de ce travail doit être partagé avec tout le monde. C’est dans nos coutumes et en guise de remerciements au bon dieu qui nous a donné d’abord cette terre et qui par la suite nous a donné également force, volonté et énergie pour tirer de ce qui a mieux d’elle ».

C’est  dans ce sens de partage et de convivialité que nous étions convié à un très bon couscous arrosé d’une très bonne huile d’olive et décoré de différents légumes parvenant tous de cette ferme féconde transformée en un petit paradis grâce à des hommes qui croient encore  que la sueur payera toujours.

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